Noms de domaine au Canada : ce que révèlent 100 000 enregistrements
Les conseils sur les noms de domaine ne manquent pas. Les données canadiennes, elles, sont beaucoup plus rares.
Chaque domaine enregistré raconte une histoire. Depuis près de 25 ans, WHC accompagne les Canadiens qui bâtissent leur place sur le web.
Pour aller au-delà des impressions, nous avons analysé nos propres données d’enregistrement afin de mieux comprendre comment les Canadiens choisissent leurs noms de domaine. Ces observations reflètent les données de WHC, et non l’ensemble du marché canadien.
Ce que vous allez découvrir
- Le portrait d’ensemble : quelles extensions les Canadiens enregistrent vraiment
- Comment les Canadiens bâtissent un nom : longueur, simplicité et la règle du « faites court »
- L’empreinte canadienne : orthographe, symboles canadiens et thèmes en hausse
- L’histoire des langues : noms anglais, français et bilingues
- Le portrait d’une année à l’autre, et ce que ça signifie au moment de choisir un nom
1. Deux extensions dominent l’Internet canadien
Pour presque tous ceux qui enregistrent un domaine chez WHC, le choix se résume à deux terminaisons. De 2020 à 2025, le .ca et le .com réunis ont représenté environ 94 % de tout ce que nous avons enregistré. Les centaines d’extensions plus récentes (.shop, .io, .xyz et les autres) se partagent la mince tranche qui reste, et cette part n’a pas bougé en six ans.
Les Canadiens choisissent le .ca plutôt que le .com par près de 3 contre 1
Entre les deux, le .ca domine : 64 360 .ca contre 23 642 .com, soit environ 73 % de .ca, ou 2,7 contre 1. Pour une entreprise canadienne, le .ca n’est pas le plan B quand le .com est pris. C’est le premier choix. Et ce n’est pas une mode passagère : la répartition se maintient dans les bas 70 % chaque année depuis 2020.
| Année | Toutes extensions | .ca | .com | .ca + .com |
|---|---|---|---|---|
| 2020 | 9 329 | 6 220 | 2 519 | 94 % |
| 2021 | 9 974 | 6 718 | 2 616 | 94 % |
| 2022 | 10 747 | 7 428 | 2 594 | 93 % |
| 2023 | 13 485 | 9 400 | 3 235 | 94 % |
| 2024 | 17 741 | 11 924 | 4 624 | 93 % |
| 2025 | 32 653 | 22 670 | 8 054 | 94 % |
Enregistrements WHC par extension, 2020-2025.
2. Les Canadiens nomment court, et ils ne changent pas
Les données sont claires sur un point : les Canadiens gardent leurs noms de domaine courts. Pas parce qu’un guide le leur a dit, mais parce que c’est simplement ce qu’ils font.
- 73 % des noms font 15 caractères ou moins (sans compter le .ca ou le .com). La moitié en font 12 ou moins.
- 90 % n’utilisent que des lettres, pas de chiffres, pas de traits d’union.
- À peine 6 % utilisent un trait d’union, et moins de 4 % un chiffre. Les noms épurés ne sont pas le choix prudent; ce sont la norme.
- Les noms en .ca sont plus courts que les .com (12,3 contre 14,0 caractères), en partie parce que les .ca courts et épurés sont encore disponibles, alors que leur jumeau .com est souvent parti depuis longtemps.
Et le clou : les noms « premium » ultra-courts dont tout le monde rêve sont pratiquement disparus. Dans tout notre ensemble de données, il n’y a aucun nom à un seul caractère et seulement douze à deux caractères. Les Canadiens enregistrent plutôt de vrais mots, faciles à dire.
3. L’empreinte canadienne est dans les lettres
C’est ici que les données deviennent distinctement canadiennes. Au-delà du choix d’un .ca, les Canadiens marquent leurs noms d’une identité nationale d’une façon que les guides américains ne mentionnent jamais.
Ils gardent l’orthographe britannique
Petite précision : cette tendance touche surtout les noms de domaine en anglais, là où un même mot peut s’écrire à l’américaine ou à la britannique. Quand les deux graphies existent, la version canadienne l’emporte nettement. Dans les noms enregistrés chez WHC, « centre » dépasse « center » environ 4 contre 1 (221 contre 54), et « theatre » bat « theater » 52 contre 1. Le « u » de « colour » et le « -re » de « centre » survivent jusque dans le domaine. (Nuance honnête : « check » et « meter » gagnent leurs propres paires, parce que ces graphies sont aussi des mots anglais courants.)
La feuille d’érable est partout
L’imagerie canadienne revient sans cesse. « Maple » apparaît dans 135 noms et a été multiplié par dix sur la période, passant de 7 en 2020 à 73 en 2025. « Cottage », « hockey », « moose », « beaver », « muskoka », « canuck », « poutine » et « toque » font tous des apparitions régulières. Si vous pouvez nommer un symbole canadien, quelqu’un l’a mis dans un domaine.
Et le mot « Canada » lui-même grimpe vite
Les noms contenant « canada » ou « canadian » ont plus que quadruplé, passant de 91 en 2020 à 415 en 2025, plus vite que l’ensemble des enregistrements. De plus en plus de Canadiens veulent le pays dans la marque elle-même, pas seulement dans l’adresse.
Ce que les Canadiens bâtissent
Suivre les mots-clés d’une année à l’autre, c’est aussi dresser la carte de l’économie des PME canadiennes. Les hausses les plus rapides racontent les dernières années : « solar » a été multiplié par plus de dix (de 3 à 38), et « digital », « real estate », « studio » et « construction » ont tous grimpé en flèche. Les booms des métiers, de l’habitation et de l’énergie propre sont inscrits jusque dans la barre d’adresse.
| Mot-clé dans le nom | 2020 | 2025 | Croissance |
|---|---|---|---|
| « solar » | 3 | 38 | ~13× |
| « maple » | 7 | 73 | ~10× |
| « canada / canadian » | 91 | 415 | ~4,5× |
4. Le réflexe « les deux » : quand un seul nom ne suffit pas
Il y a dans les données une tendance plus discrète, mais au poids commercial bien réel. Sur la période, 11 227 noms ont été enregistrés à la fois en .ca et en .com, soit 14 % de tous les noms .ca, mais un frappant 40 % de tous les noms .com. Autrement dit, quand un Canadien enregistre un .com, quatre fois sur dix c’est le jumeau d’un .ca qu’il achète aussi.
Et ils n’hésitent pas longtemps. 82 % de ces paires ont été enregistrées le même jour, 93 % en moins d’une semaine, avec un écart médian de zéro jour. Réserver les deux extensions n’est pas une réflexion qui revient des semaines plus tard, c’est une seule décision prise au moment de payer. La demande pour un combo .ca-plus-.com est inscrite directement dans les données.
5. L’histoire des langues : anglais, français et bilingue
Le Canada a deux langues officielles, et l’espace .ca le montre. En regardant les vrais mots à l’intérieur des noms .ca, environ 45 % se lisent comme de l’anglais, environ 11 % comme du français et environ 5 % comme bilingues, le reste étant des noms inventés ou bâtis comme marque, sans mot du dictionnaire à classer.
Deux choses ressortent. D’abord, la part du français est remarquablement stable : elle tourne autour de 11 % chaque année depuis 2020, une composante structurelle du web canadien plutôt qu’une tendance passagère. Ensuite, les noms accentués grimpent : les domaines portant des accents français (é, è, ç, à) ont nettement augmenté sur la période, à mesure que registraires et navigateurs les ont rendus plus faciles à utiliser. Résultat : plus d’entreprises francophones enregistrent leur nom exactement comme il s’écrit, comme massothérapie, déménagement, garderie.
Une note sur ces chiffres : la langue est déduite des mots contenus dans de courtes chaînes de domaine, alors traitez-les comme une tendance, pas comme une mesure précise.
6. Les Canadiens sont plus drôles que leur réputation
La réputation polie et réservée ne survit pas au contact des données. Il y a une vraie veine d’humour dans les noms que les Canadiens enregistrent : canuckle.ca, pineandspine.ca (un chiropraticien, forcément), thebeaverbyte.ca pour une boutique techno, nakedmoose.ca, honestpotato.ca. À l’autre extrême, certains disent tout avant le point : le plus long .ca de nos données fait 61 caractères, tout un énoncé de mission dans un seul nom.
Ce que ça signifie au moment de choisir un nom
Les tendances pointent vers une méthode simple et appuyée sur les faits. Les Canadiens qui nomment bien font presque tous les mêmes quelques gestes :
- Choisissez le .ca en premier. C’est la norme nationale, ça signale que vous êtes d’ici, et les bons noms sont encore disponibles.
- Gardez ça court. Visez 15 caractères ou moins. La moyenne est sous les 13.
- Utilisez des lettres simples. Évitez traits d’union et chiffres : 90 % des Canadiens le font déjà.
- Écrivez à la canadienne. Si vos clients écrivent « centre » ou « couleur », votre domaine devrait le faire aussi.
Vous voulez la version pratique, étape par étape? Lisez notre guide compagnon, Comment choisir le bon nom de domaine (édition canadienne). Vous hésitez précisément entre les extensions? Voyez .ca ou .com : lequel une entreprise canadienne devrait-elle enregistrer en premier? Ou vérifiez la disponibilité d’un domaine et réservez votre nom dès maintenant.
Foire aux questions
Quelle est l’extension de domaine la plus populaire au Canada?
Parmi les personnes qui enregistrent chez WHC, le .ca est de loin le plus populaire : il dépasse le .com par près de 3 contre 1, et ensemble les deux représentent environ 94 % de tous les enregistrements. La préférence pour le .ca s’est maintenue chaque année de 2020 à 2025.
Les Canadiens préfèrent-ils le .ca ou le .com?
Les Canadiens préfèrent clairement le .ca. Dans les données de WHC, environ 73 % des enregistrements .ca et .com sont des .ca. Pour une entreprise canadienne, le .ca est généralement le premier choix, pas un plan B au .com.
Quelle est la longueur moyenne d’un nom de domaine?
Dans les données de WHC, un nom .ca ou .com fait en moyenne environ 12,8 caractères (sans compter l’extension), et environ 73 % font 15 caractères ou moins. Ça n’a presque pas changé en six ans.
Les Canadiens utilisent-ils l’orthographe canadienne dans leurs noms de domaine?
Oui. Quand un mot peut s’écrire de deux façons, l’orthographe canadienne/britannique l’emporte nettement : « centre » dépasse « center » environ 4 contre 1 dans les noms .ca enregistrés.
Les noms de domaine courts sont-ils meilleurs?
Les noms plus courts sont plus faciles à retenir, à dire et à taper correctement, et ce sont ceux que les Canadiens enregistrent massivement. Si le nom que vous voulez est long, ça vaut généralement la peine d’en trouver une version plus serrée.
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